Son activité électrique

Son activité électrique

 

    L’électrocardiographie permet d’avoir une représentation de l'activité électrique du cœur en mesurant les variations des tensions auxquelles est soumis cet organe. On peut visualiser cette tension sur les écrans des électrocardiogrammes.

Pour obtenir un électrocardiogramme, on place des électrodes sur le corps du patient. Pour un cœur sain, on observe une petite variation positive de tension qui précède un bloc contenant  une forte variation positive de tension. Enfin, on observe une petite  variation positive de tension avant que le cycle ne reprenne, telle est l'image normalement obtenue.

A quoi cela correspond-t-il en détail ?



Schéma d'analyse des différentes parties d'un cycle cardiaque vu sur un électrocardiogramme

 

 

 

 

Schéma d'analyse des différentes parties d'un cycle cardiaque vu sur un électrocardiogramme

 

 


    La première petite variation de tension  (P) désigne la contraction des oreillettes ; le segment entre l’onde P et le gros bloc central  R correspond à l’intervalle de temps entre l’excitation des oreillettes et celle des ventricules (représentée par l'intervalle PR). C’est en réalité, le temps de propagation du signal électrique entre le nœud sinusal et les cardiomyocytes ventriculaires ( les cellules musculaires du cœur)  Le gros bloc central (onde QRS) représente la contraction des ventricules. La dernière variation de tension (onde T) représente le relâchement des ventricules.

On peut définir un segment ST qui correspond à la durée de la contraction des ventricules, un segment QT qui correspond à la durée (électrique) de la contraction ventriculaire.


    On comprend mieux à présent l’importance de ce diagramme très riche en informations sur le fonctionnement du cœur. Il nous indique la  fréquence cardiaque, les troubles du rythme cardiaque, la séquence, l’intensité et la durée des événements de contraction et de relaxation des cavités cardiaques.

Ce cycle, représenté sur le diagramme plus haut, est répété, pour un adulte au repos,  en moyenne 70 fois/min.



 

 

Ces impulsions électriques sont délivrées par deux nœuds du système intrinsèque :

 

  • le nœud sinusal  situé dans l’oreillette droite.

  • le nœud auriculo-ventriculaire  situé dans le septum ventriculaire séparant les deux ventricules et les deux oreillettes.

Schéma localisant les nœuds sinusal et auriculo-ventriculaire








Schéma localisant les nœuds sinusal et auriculo-ventriculaire

    Ces deux nœuds envoient des impulsions électriques dans toutes les directions par l’intermédiaire des voies de conduction et déclenchent la contraction des cavités cardiaques. Ces nœuds sont aussi responsables de l'automatisme cardiaque. L'automatisme cardiaque est, en réalité, le fait que le myocarde peut se contracter et se décontracter sans aucune intervention extérieure, en s'adaptant à la demande en sang et en pression de l'organisme.


C'est un des seuls organes du corps humain capable de s'auto-gérer.




    Les nerfs sympathiques ou orthosympathique et les nerfs parasympathiques interviennent dans le contrôle de la fréquence des contractions du myocarde :


Les nerfs sympathiques ralentissent fortement le rythme cardiaque alors que les nerfs parasympathiques l’accélèrent.

 Schéma localisant les nerfs sympathiques et parasympathiques

 

 

 

 

 Schéma localisant les nerfs sympathiques et parasympathiques

Site réalisé à l'occasion des TPE de 1ereS  du Lycée Cuvier. Année 2012/2013.

  C. Coline - F. Claire Lou - R. Gaëlle

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